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2ème dimanche de l’avent 2009

Une voix… retentit par toute la terre ! Elle proclame : Genèse… Naissance ! Comme se lève le soleil, il se lèvera le Sauveur du monde ! La semence de lumière donne enfin son fruit : Jésus Christ, Fils de Dieu, Fils de l’Homme ! Oui, c’est bien lui l’Agneau des sources vives, doux et humble de cœur. Aujourd’hui, Il vient à toi sous d’humbles signes. Marche au devant de Lui… va au Jour nouveau !

 

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Les chemins du Dieu Vivant
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Les chemins du Dieu Vivant
Texte du 2eme Dimanche de l’Avent 2009
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Texte du 2eme Dimanche de l’Avent 2009
Une voix parcourt la terre… (Hymne)

Une voix parcourt la terre,
Dieu s’approche dans la nuit ;
La semence de lumière
Donne enfin son fruit.

Voici l’heure du Royaume,
L’arbre mort a refleuri ;
Mais devant le Fils de l’Homme,
Qui pourra tenir ?

A l’Orient son Jour se lève,
Nul n’échappe à sa venue ;
Sa Parole comme un glaive
Met les cœurs à nu.

Seul le pauvre trouve grâce,
Seul le pauvre sait aimer :
Dieu l’invite à prendre place
Près du Fils aîné.

Et l’Agneau des sources vives,
Dieu fait chair en notre temps,
Chaque jour sous d’humbles signes
Vient à nos devants.

Offre-lui tes mains ouvertes,
Prends son Corps livré pour toi ;
Son amour sera ta fête,
Donne-lui ta foi.

Marche encore vers la Ville,
Où tes yeux verront l’Agneau.
Cherche en lui la route à suivre,
Viens au jour nouveau.


Texte du 2eme Dimanche de l’Avent 2009

Cette hymne est composée de sept strophes : les trois premières parlent de Jean Baptiste, (un des trois personnages importants de l’Avent avec le prophète Isaïe et la Vierge Marie) et de son message, les trois suivantes sont nettement eucharistiques, la dernière est un envoi !

Dans la première strophe, les mots employés sont principalement ceux du livre de la Genèse ch.1 lors de la création : semence, lumière, nuit, fruit. Il faut remarquer que l’expression « semence de lumière », qui rappelle la Genèse et le Prologue de l’Evangile de St Jean où il est dit que le Verbe était la lumière, souligne un avènement accompli après une longue attente signifiée par le petit mot « enfin ».

Cette « voix qui parcourt la terre » c’est, bien sûr, Jean le Baptiste et son heureux message : « Dieu s’approche » ; en effet, le « Fils de l’homme », la lumière éternelle va prendre chair de notre chair. C’est l’accomplissement de la promesse : le Messie, tant attendu par le peuple d’Israël. Et cette venue implique, par le fait même, un jugement, puisque c’est le même et unique Dieu qui sauve ou condamne.

De fait, l’hymne rappelle la prédication énergique de Jean Baptiste comme celle des prophètes qui l’ont précédé, notamment le dernier de l’Ancien Testament Malachie : « Le Seigneur que vous cherchez, le voici qu’il vient ! dit le Seigneur. Qui soutiendra le jour de son arrivée ? Qui restera droit quand il apparaîtra ? (Malachie 3,2). Jean Baptiste, en précurseur du Seigneur, lance un même appel à la conversion (cf Luc 3,7 à 14 ou Matthieu 3,7 à 12). Et Jésus, lui-même, parlant de sa venue en gloire dira : « Veillez donc et priez en tout temps afin d’avoir la force d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de vous tenir debout devant le Fils de l’homme » (Luc 21,36). En posant la question : « Mais devant le Fils de l’Homme qui pourra tenir ? » l’hymne veut, elle aussi, réveiller notre vigilance.

Cet avènement du Fils de l’homme pourrait donc sembler terrible : « nul n’échappe à sa venue, sa Parole comme un glaive met les cœurs à nu ». Cette allusion directe à l’épitre aux Hébreux (4,12), rejoint encore le message des nos deux prophètes : « Ils seront de la paille, tous les arrogants et malfaisants ; le Jour qui arrive les embrasera - dit Yahvé Sabaoth - au point qu’il ne leur laissera ni racine ni rameau » (Malachie 3,19) « Déjà même la cognée se trouve à la racine des arbres ; tout arbre donc qui ne produit pas de bon fruit va être coupé et jeté au feu » (Luc 3 ,9)

Il n’y a pas à en douter : l’avertissement est à prendre au sérieux, sans pourtant « désespérer de la miséricorde de Dieu » comme le dit Saint Benoît. En effet, l’hymne enchaine sur la miséricorde de Dieu : le pauvre est sauvé, il a la place de choix près du Fils aîné, cette place, que personne ne peut prendre soi-même, elle est donnée par Dieu. Ici, vous pouvez chercher ces pauvres de l’Evangile accueillis par le Seigneur Jésus : il y a la pécheresse pardonnée dont Jésus dira : « Ses nombreux péchés lui sont remis parce qu’elle a montré beaucoup d’amour » (Lc 7,36-50), il y a le bon larron (Lc 23,39-43) et tant d’autres… Car dit encore Malachie : « Pour vous qui craignez mon Nom, le soleil de justice brillera, avec la guérison dans ses rayons » (Malachie 3,20).

Mais oui, c’est la surprise : le Fils de l’homme se présente comme un agneau, « l’Agneau des sources vives ». L’agneau est bien l’image de la douceur : « Je suis doux et humble de cœur » nous dit Jésus. Jean Baptiste, encore lui, en voyant passer Jésus proclame : « Voici l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jean 1,20). Et dans le livre de l’Apocalypse, on trouve : « L’Agneau qui se tient au milieu du trône sera leur berger, il les conduira vers des sources d’eau vives » (Apocalypse 7,17) L’agneau est un berger, le bon Berger du psaume 22. Un bon Berger qui vient pour donner la vie : « Je suis venu pour qu’on ait la vie et qu’on l’ait surabondante » (Jean 10,10) Cet Agneau est aussi le « Dieu fait chair », ce petit enfant de la crèche qui nous dit la douceur et la vulnérabilité de Dieu. C’est le premier avènement.

L’hymne poursuit en assurant qu’il vient encore : « en notre temps », toujours « sous d’humbles signes ». Car aujourd’hui, pour nous, c’est dans le sacrement du Corps et du Sang du Christ qu’il est présent. Toute la seconde partie de l’hymne est eucharistique. « Dieu l’invite à prendre place près du Fils aîné » fait écho à l’invitation que nous entendons avant chaque communion : « Heureux les invités au repas du Seigneur » (cf Apocalypse 9,9). Ainsi, nous pouvons être ce pauvre de la strophe précédente si nous acceptons d’ouvrir nos mains pour le recevoir, de manger son Corps, de donner notre foi… et la vie devient joie ! C’est le second avènement, celui du temps présent, le temps de la venue de Dieu dans et par son Eglise.

La dernière strophe commence par cet impératif « marche encore vers la Ville où tes yeux verront l’Agneau ». La Ville, c’est la Jérusalem céleste, c’est le cœur de Dieu, là où tous nous sommes appelés à vivre. Il faut être actif : « Cherche en lui la route à suivre »… peut être pas tant celle qui nous conduit à Dieu que celle qui rapproche Dieu de nous, puisque lui-même vient à nous. Peut être aussi faut-il être prêt à faire un demi-tour si l’on s’est trompé, ou autrement dit, se convertir. Pourquoi ? Pour aller au-devant, pour aller vers la lumière de l’Agneau, au Jour nouveau ! C’est le troisième avènement, ce « Jour nouveau » où Dieu sera tout en tous.

Sr Marie Michèle

Enregistrement :
CD « Les chemins du Dieu Vivant »
Abbaye de Pradines « Larghetto 3e sonate de G.-F. Haëndel »


Les chemins du Dieu Vivant


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