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Ce que tu vas vivre au pélé du Puy en Velay

Le cardinal t’invite en vidéo, un jeune témoigne.

Le pélé du puy … Tu découvre totalement ou bien tu en a déja marre d’en entendre parler depuis des semaines, mais tu ne vois toujours pas ce que c’est ! Monseigneur Barbarin te l’explique dans cette vidéo. Qu’est ce que tu vas bien faire pendant ce pélé ? (Re)découvre le retour d’un jeune journaliste qui avait fait le déplacement l’année dernière.

 

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S’inscrire au pélerinage du Puy ? OUI !

Heu… Mais pourquoi ? D’autant plus que pleins d’autres bons plans se profilent pour toi ce weekend. POURQUOI irais tu t’enterrer en pleine campagne Auvergnate ???

Hé bien tout d’abord pour commencer à vivre pleinement les JMJ. Ne te métrompe pas, le thème des JMJ est pour toi, même si tu ne vas pas à Madrid.

Ensuite pour vivre un moment de joie et de partage mais aussi de prière. Un de ces moments ou tu sens vibrer ta foi et ta voix avec des centaines d’autres jeunes. Tu n’es pas convaincu ? Découvre l’invitation du cardinal en vidéo …

Et prépare toi à l’esprit de ce qui t’attend avec le témoignage qui suit du pélerinage de l’année dernière sur le thème "Qui nous fera voir le bonheur ?".


De retour du Puy en velay : Le Bonheur !

C’est du jamais vu, c’est incroyable, personne n’y comprend rien ! Ce sont presque 700 jeunes qui ont des sourires incroyablement pétillant accrochés au visage. De mémoire de journaliste, je ne me souviens pas avoir vu pareille chose auparavant.

Certes, on trouve de la joie un peu partout, mais jamais des sourires aussi lumineux. Il doit bien y avoir autre chose. Dans les stades de foot, les sourires sont là mais… plus violents. Dans un concert, les sourires sont aussi là mais pas forcément sur tous les visages en même temps et de manière aussi unique. Curieux. Je dois partir en reportage pour tenter de comprendre. Il y a à peine un an de cela ils étaient 300 et déjà je n’y comprenais rien. Cette fois je n’ai pas raté l’évènement, moi M. Imaginaire, et je les ai suivis discrètement pendant 48h. En plus, ils sont franchement ambitieux. Déjà l’an dernier ils se voulaient « témoins de l’espérance », ça allait encore, mais maintenant on sort le grand jeu : « Qui nous fera voir le bonheur ? ». Rien que ça. J’en ai ridiculisé pour moins que cela.

Il est deux heures du matin, certains ne sont toujours pas couchés. Les naïfs, comment peuvent-ils espérer trouver qui leur montrera le Bonheur s’ils commencent par seulement 4 heures de sommeil ? Le lendemain, le départ est à 7h dernier délai. L’heure à laquelle arrive le responsable. Ça commence bien.

Bizarre, bizarre, la journée se déroule plutôt bien. On enchaîne marche, jeux pour mieux se connaître, temps de silence, et bien sûr l’incontournable pause goûter à 10h ! Arrive aussi en son temps un premier topo ou « enseignement ». Ces enseignements ont ceci d’incroyable qu’ils sont écoutés alors même qu’ils sont dispensés sous la forme de cours magistraux. Fascinant. Pour clôturer cette matinée, rien de tel qu’un bon repas tiré du sac. Le climat de convivialité s’accentue encore, personne n’hésite à partager. C’est beau ! Tiens le repas n’est pas fini ? Ah bon. Évidemment, il faut encore nourrir son âme et non pas seulement son corps. C’est que je vais finir par les comprendre, ces jeunes.

L’après-midi s’écoule à peu près comme la matinée, c’est-à-dire fort bien ! Les échanges continuent d’aller bon train de même que les plaisanteries et… les prières. Le chapelet est un incontournable. Ils n’hésitent pas à le réciter sous les yeux mi-médusés mi-émerveillés des habitants du coin.

Mais que vois-je ? Ils ne sont pas que 60 ? D’où viennent-ils tous comme ça ??? C’est magnifique et oh combien déroutant pour moi de voir 3, 4 ? non ! Plus de 600 jeunes qui se rajoutent à notre route. Ils sont près de 700 jeunes à converger vers un gymnase à Saint Paulien, une petite bourgade de campagne comme on n’en fait plus.

Après un deuxième goûter, à 17h celui-là, tout le monde se regroupe à l’intérieur où un amphithéâtre les attend avec une scène de spectacle. Là, ce sont des musiciens venus avec une route au nom original (Lyon Centre) qui prennent la relève. On les appelle « Glorious ». Ils enchaînent différents titres tel que « ressuscito », « Bondissez de joie » du groupe Exo et plein d’autres.

Juste après Mgr Brincard, évêque du Puy en Velay, nous fait l’honneur d’un enseignement. Lui non plus ne semble pas connaître de difficultés à être écouté. Il a fait un très beau commentaire sur l’évangile dit de l’ « Homme riche ». Je me souviens avoir souri lorsqu’il a déclaré que l’ « Evangile est une lettre pour des amoureux, pas pour les curieux ». A partir de cet évangile, il nous a aussi appris l’importance et le prix de VRAIES questions. Questions que nous devons poser au Seigneur. Il nous le fait comprendre petit à petit, à grand renfort de petites histoires. Lorsqu’il se fait applaudir à la fin, c’est avec un grand humour qu’il nous explique pourquoi il aime tant les applaudissements : L’une des mains représente Jésus, l’autre, notre vie. Elles se rejoignent dans la prière en claquant ! « C’est merveilleux » l’entend-on dire !

Mais, non, la journée n’est pas encore terminée. Avant tout, un bon repas bien mérité nous est servi par les habitants du coin. Le service est super et très rapide. Mais déjà certains s’en vont pour préparer la suite pendant que d’autre font encore la queue ! Quel sens du service époustouflant, quelle équipe de choc !

Peu de temps après, tout est en place et tout le monde les rejoint dans la grande église de Saint Paulien. La veillée commence par un temps de prière. Il y a ensuite deux témoignages poignants. Le premier est fait par un prêtre : Jean-Philippe Morin. Il nous raconte d’où lui venait sa vocation et quelles épreuves il a du traverser pour parvenir enfin au sacerdoce. Il a été élevé dans la foi et a fait des études de commerces. A sa grande surprise ses parents ont d’abord eu du mal à accueillir sa décision de rentrer au séminaire. Il a donc attendu, ce qui lui a laissé, ainsi qu’à ses parents, le temps de mûrir cette décision. Sa principale source de bonheur se trouve maintenant dans la célébration des sacrements.

Le témoignage suivant nous est proposé par un homme qui a quitté ses habitudes de vie pour aller avec un ami en colocation avec des pauvres à la suite du Christ, comme l’a fait Mère Teresa. Il retrace également son parcours avec les différents écueils qu’il a rencontrés.

La soirée se termine en beauté par une 1h30 d’adoration et de confession portée par les chants des musiciens.

Le lendemain matin, les douches sont réservées en priorité aux garçons. Les filles sont donc toutes debout dès 6h tandis que les garçons négocient encore une heure de sommeil. Logique. Pour le petit-déjeuner, l’empressement des habitants à nous accueillir ne se dément décidément pas ! Il est servi très rapidement et personne ne manque de rien. Peu de temps après, c’est au tour des âmes de pèlerin de se rassasier avec les laudes animées par Mgr Lagleize et des musiciens.

Cette fois les pèlerins marchent ensemble. La colonne n’en fini pas de s’étirer à travers les paysages vallonnés telle la parole du Seigneur qui abreuve nos cœurs. Tous marchent avec confiance derrière la croix qui est portée tour à tour par des représentants de chacune des 15 routes. Peut être un peu trop confiants d’ailleurs puisque la file se retrouve bloquée devant un chemin qui n’existe plus. Qu’importe. C’est l’occasion de faire un immense demi-tour dans un pré qui servira de rond-point géant et aussi de prendre quelques photos mythiques !

Avec toutes ces péripéties, les pèlerins ont pris un peu de retard, une heure et demi au bas mot. La suite du programme est donc un peu … compressée ! L’enseignement de Monseigneur Hippolyte Simon a donc lieu pendant le repas en 20 minutes au lieu de prendre ¾ d’heure avant ! « Ventre affamé n’a point d’oreille ! » pour les musiciens qui sont partis héroïquement, que dis-je ! Saintement, en avance pour aller nous préparer la messe

En substance, il a commencé par nous inviter à contempler car, pour être capable de donner il faut d’abord apprendre à recevoir. Et lui de nous montrer à quel point cela peut être difficile pour nous aujourd’hui. Il a conclu son enseignement en nous faisant raconter l’histoire du pauvre à qui un roi de passage demande un cadeau. Le pauvre, trouvant la requête absurde trouve quand même un grain de riz à lui donner dans sa besace. De retour chez lui, le soir, quelle ne fut pas sa surprise de trouver au milieu de son riz un minuscule grain d’or ! « Pourquoi ne lui ai-je pas donné mon tout ? Combien plus j’aurais reçu ! ».

La marche s’achève enfin par la traversée de la ville du Puy et l’arrivée à la magnifique cathédrale du XIIème siècle dédiée à « Notre Dame Du Puy ». On regarde en arrière, on commence à relire ce que l’on a vécu. Que de belles choses. Que de beaux gestes. Mais attendez, ce n’est pas encore terminé ! L’ensemble des pèlerins est invité sur les marches de la Cathédrale pour accomplir une démarche de renouvellement de baptême. Pendant que cela le chant d’entrée bat son plein. Il a duré 15 minutes ! Pendant son homélie, Mgr Barbarin qui présidait en l’absence de Mgr Brincard, évêque du lieu, nous a invité à ressembler à saint Thomas, le plus courageux des apôtres, celui qui n’a pas peur des juifs quand tous les autres se verrouillent chez eux.

Voila, ce fut un magnifique pèlerinage, et je peux témoigner qu’ils ont trouvé qui leur montrera le bonheur, le vrai, pas une recette de cuisine ! Finalement, tous ces appels à la conversion, ça m’a touché. Tous ces témoignages, tous ces sourires. Que de souvenirs !

A l’an prochain. Jean-Tiare Le Bigot

 

Voir en ligne : Le retour du Puy en Velay 2010 : le bonheur !

 
 

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