5h du matin, le réveil sonne. Les pèlerins se lèvent avec entrain. Le Christ est ressuscité ! Tous, venus des quatre coins de la France, se retrouvent au jardin des Oliviers pour fêter le mystère du tombeau vide. Malgré l’heure matinale, tout le monde est bien éveillé pour prier dans la joie et la bonne humeur. Cette belle messe, très dynamique, est présidée par Mgr Vingt-Trois, évêque de Paris. A tel point que le maître de chant est même débordé par une assemblée enthousiaste qui ne veut plus s’arrêter de louer le Seigneur, en chantant « Allons à la source », notre hymne !
Après cette célébration, tous se retrouvent au centre des congrès de l’Université de Jérusalem. Là, l’un des accessoires remis au départ de Lyon prend alors tout son sens. Pour entrer, il faut montrer patte blanche, enfin plutôt bracelet jaune ! Là a lieu un colloque autour du thème « Comment vivre ensemble, palestiniens et israéliens, juifs, chrétiens et musulmans ». Après avoir entendu ce que pensent les Palestiniens de la situation géopolitique de leur pays, cette intervention est l’occasion d’entendre et de confronter les deux points de vue.
Cette matinée bien remplie achevée, les Lyonnais retournent à l’hôtel pour manger. Ils trouvent là un pique-nique qui se révèle très décevant : du pain de mie, rassis, une tomate, le désormais traditionnel mini-concombre et une poire miniature ; bref, pas de quoi risquer une indigestion, ni nourrir des jeunes partis tôt le matin. Pour pallier ce désagrément, nombreux sont ceux qui choisissent de faire marcher le commerce local, de peur de mourir de faim.
Une intervention inattendue vient bouleverser le programme des pèlerins. Un ami de Mgr Barbarin, rabbin de son état, est venu lui rendre visite. Après leur entrevue, le cardinal lui demande de venir nous parler de ce qu’il fait. Nous apprenons ainsi, qu’il est très investi dans le dialogue interreligieux. Il a participé, en particulier, à la visite du pape en Terre Sainte en mai 2009. C’est lui qui a proposé le geste de paix entre les représentants des communautés chrétienne, juive et musulmane. Il avait alors composé un chant de paix : Salam, Shalom, donne-nous la paix. Les pèlerins découvrent alors cet hymne qu’il chante avec conviction, bientôt accompagné par toute l’assemblée.
L’après-midi est réservée à la visite de Jérusalem. Les Lyonnais découvrent avec surprise, que l’un de leurs anciens évêques, Mgr Decourtray, a son mémorial dans la Ville. C’est l’occasion pour Mgr Barbarin de nous parler du rôle de son prédécesseur, de ses expériences interreligieuses et plus généralement des relations entre chrétiens et juifs. Ce temps s’achève par une courte prière.
Les pèlerins partent alors dans la ville. Ils font une première étape à St Pierre-en-Gallicante, où se tenait le palais de Caïphe. Cette église doit son nom au reniement de Saint-Pierre, puisque le terme de Gallicante se rapporte au chant du coq (gallus en latin). On peut y voir au sous-sol une petite pièce où Jésus a pu passer sa dernière nuit avant sa mort. L’étape suivante est le Cénacle, lieu de la Cène et de la Pentecôte. La visite est toute aussi brève que la prière, le gardien étant pressé de fermer les lieux. Nous pouvons apercevoir quelques Pentecôtistes vivant une espèce de transe extatique aussi surprenante que fascinante, avant de lire le récit de la Pentecôte dans les Actes des Apôtres.
La dernière étape de cette après-midi bien remplie est le Kotel (Le Mur) appelé aussi Mur des Lamentations. L’accès en est très protégé. On se croirait dans un aéroport avec ses portiques de sécurité. Arrivés sur l’esplanade, quelques explications sur le Temple de Jérusalem sont de rigueur. A la suite de quoi, chacun peut se recueillir et, ceux qui le souhaitent, peuvent déposer une prière dans le Mur suivant ainsi l’exemple de Jean-Paul II et de Benoît XVI.
Bien fatigués, les pèlerins rejoignent leur hôtel pour diner. La soirée est libre, chacun choisit l’activité qu’il souhaite. Certains restent à l’hôtel pour dormir, d’autres retournent en ville pour boire un coup, d’autres optent pour une glace dans les environs de leur hébergement. Enfin, les plus courageux choisissent de retourner au Kotel pour s’unir à la prière des juifs qui, depuis la tombée de la nuit commémorent la destruction du temple de Jérusalem à l’occasion du Tisha Beav. C’est pour eux un jour de deuil. Nombreux sont ceux qui se rendent au Mur pour prier et y entendre la lecture du livre des lamentations.
Pour revenir à l’article précédent (Mardi 28 juillet : Des Rameaux à la Passion)
Pour aller à l’article de présentation
Pour aller à l’article suivant (Jeudi 30 juillet : « Ne rentrez pas chez vous comme avant… »)
Crédit : Article de Marie-Agnès COQUILLION - Relecture par l’équipe de rédaction du pèlerinage - Photos de Damien MATHIEU
Voir en ligne : Les photos de la journée
Gardez le contact
Père Garcia, Romain, Olivier.
pele.terresainte@jeunes-lyon.cef.fr
Site nationnal du pélerinage Terre Sainte 2009
Evangile du jour