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de l'Eglise catholique à Lyon

Ne rentrez pas chez vous comme avant

Ce matin, le lever est plus tardif. Départ à 8h30 pour tout le monde. En effet, le programme prévoyait une visite à l’esplanade des mosquées. Malheureusement, celle-ci est fermée toute la journée par mesure de sécurité en raison de la fête juive de Tisha Beav qui commémore la destruction du temple de Jérusalem. C’est pour les juifs un jour de deuil et de lamentation.

 

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Pourtant, il en faut plus pour décourager les pèlerins. Malgré la fatigue accumulée, nombreux sont ceux qui décident de mettre ce temps de bonus à profit pour retourner dans les lieux saints. Les départs s’échelonnent dès 6h du matin en direction du Kotel ou, plus souvent, de la basilique de la Résurrection. Contrairement à l’avant-veille, tôt le matin, l’église est calme, paisible et propice à la prière. Pas besoin (ou presque) de faire la queue pour accéder au Cénotaphe ou au Golgotha. Seules les messes peuvent empêcher d’accéder à certaines parties du sanctuaire, comme le tombeau

Ces dernières dévotions achevées, le petit-déjeuner avalé, les pèlerins quittent leur hôtel pour reprendre leurs bus en direction du monastère d’Abou Gosh à une quinzaine de kilomètres de Jérusalem, l’un des sites supposés d’Emmaüs. La messe est célébrée dans la chapelle du monastère. Mgr Barbarin y préside la dernière messe du pèlerinage, tournée vers figure des pèlerins d’Emmaüs. Il invite chacun à être familier non seulement de l’Evangile, mais aussi de la Bible dans son ensemble. Pour cette eucharistie, le cardinal avait invité trois hôtes un peu particuliers. Ce sont trois frères, juifs, qui croient que Jésus est le Messie. C’est avec étonnement que l’assemblée découvre la réalité du judaïsme messianique. Il est donc possible d’être juif et de croire au Christ. L’aîné, qui parle français, prend le temps d’expliquer le parcours spirituel qui l’a amené à reconnaître que Jésus est le Sauveur avant de répondre aux questions que suscite son témoignage. Ce temps d’échange s’achève par la prière de l’Angélus.

Après le pique-nique, vient le temps des premiers au-revoir. En effet, les avions n’attendent pas. Les pèlerins qui voyagent via Francfort doivent partir avec le bus 14 en direction de l’aéroport de Tel–Aviv-Jaffa. L’avion ne décolle qu’en milieu d’après-midi, mais les formalités aéroportuaires sont nombreuses et il est indispensable d’arriver tôt à l’aéroport.

Pendant ce temps-là, le bus 13 reste un peu plus longtemps sur place. L’avion ne part que tôt le lendemain matin. Les pèlerins décident de comparer la température de l’eau de la Méditerranée avec celle de la mer morte et du lac de Tibériade. Après une après-midi et une soirée détente à Jaffa, ils se rendent à l’aéroport. Les salles d’attentes de l’aéroport se transforment en dortoir géant pour pèlerins ensommeillés. Tôt le vendredi matin, les derniers lyonnais embarquent dans l’avion direction la France via Istanbul.

Ainsi, tous rentrent en France chargés de souvenirs, parfois moins lourds de bagages. De nombreuses grâces ont été distribuées par le Seigneur dans cette terre où Il a vécu. Nous rendons grâce pour ce qu’Il a fait et fera encore dans le cœur de chacun.

Merci Seigneur,

en Toi nous avons trouvé la source qui abreuve nos âmes !


Les photos, c’est par là.

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Crédit : Article de Marie-Agnès COQUILLION - Relecture par l’équipe de rédaction du pèlerinage - Photos de Damien MATHIEU

 

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