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Un réveillon à Berlin

Ce sont plus de 30 000 jeunes qui ont choisi de réveillonner différemment cette année en se retrouvant à Berlin pour les rencontres européennes de Taizé. Simplicité, joie et partage ont été les maîtres mots de ces quelques jours. Retour sur les moments forts de l’événement !

 

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Berlin, ville divisée par un mur pendant près de 30 ans, capitale d’une nation de 80 millions d’habitants, origine de bières parmi les meilleures du monde, agglomération de plus de 6 millions d’habitants ; Berlin était cette année, entre le 28 décembre et le 1er janvier l’étape du pèlerinage de confiance sur la Terre organisée par la communauté de Taizé qui a rassemblé plus de 30 000 jeunes.

Les permanents et les frères sont déjà là depuis plusieurs mois pour coordonner en amont et organiser les préparatifs. Mais certains jeunes viennent deux jours plus tôt pour préparer les dernières finitions et aider à l’organisation d’un tel rassemblement. On les appelle les volontaires. Mais pour la plupart, comme pour le bus de Lyon, les jeunes arrivent à Taizé dans la journée d’accueil le 28 décembre. 

Inviter 30 000 jeunes dans une ville nécessite une organisation et une logistique rigoureuse ! Les jeunes sont envoyés dans près de 150 paroisses dans tout Berlin qui accueillent chacune entre 100 et 200 jeunes. Les nationalités sont mélangées de manière à avoir une dizaine d’origines différentes. Dans les paroisses, les jeunes sont envoyés en groupe de 2 à 6 personnes dans des familles. Lorsque celles-ci ne sont pas assez nombreuses, certains sont logés dans des écoles ou des gymnases proches de la paroisse. 

Pour permettre de prier et manger avec quelques milliers de personnes, Taizé s’installe dans les halles d’exposition qui sont aménagées simplement mais suffisamment pour permettre de se laisser prendre par la prière et l’atmosphère. A Berlin, c’est le Messegelande qui se trouve à moins d’une heure de transport de chaque paroisse… Normalement ! 

Les journées sont longues avec un programme chargé !

  • 09h00 : Prière en paroisse
  • 10h00 : Échange en groupe internationaux en paroisse
  • 12h00 : Repas à Messegelande
  • 13h15 : Prière à Messegelande
  • 14h30 : Carrefour à Messegelande ou dans la ville
  • 17h30 : Repas à Messegelande
  • 19h00 : Prière du soir à Messegelande 

Dimanche 25 décembre - 21h
Les premiers volontaires de Lyon pour les rencontres Européennes de Taizé à Berlin se retrouvent à Saint François Régis à Villeurbanne. Après la répartition dans le minibus et la voiture, nous, 14 jeunes de Lyon et du sud-est de la France, nous lançons pour un périple qui durera une douzaine d’heures.

Lundi 26 décembre - 11h
Nous sommes accueillis et répartis dans les différentes responsabilités nécessaires au bon fonctionnement des rencontres. La chorale, l’accueil des francophones le 28, l’accueil dans les logements collectifs, la coordination des équipes de circulation… La fatigue du voyage est déjà importante mais ce n’est que le début d’une grande aventure. 
Pendant notre accueil, un frère passe avec quelques responsabilités à confier et je me trouve soudain à devoir animer un logement collectif. Le temps de faire un passage en ville et de manger un bout, nous partons pour notre famille d’accueil pour les deux nuits qui précèdent l’arrivée des masses.

Mardi 27 décembre
Le lendemain, nous apprenons à deux que nous pouvons accueillir jusqu’à 100 personnes dans notre école ! Comme ils n’auront pas de famille pour les loger nous devons être cette famille, ce qui nous invite à aménager les lieux de la manière la plus sympathique possible.
Le jour des accueils, nous restons à la paroisse jusqu’à ce qu’il y ait des jeunes à emmener à l’école. La journée est longue et fatigante parce qu’il n’y a pas grand chose à faire sinon attendre mais notre présence est nécessaire. A la fin de la journée, nous avons la joie d’accueillir 40 personnes. C’est une double joie : si nous n’en avons que 40 c’est qu’il y a plus de monde en famille et c’est quand même mieux, par ailleurs, c’est réconfortant pour l’organisation sachant que nous n’avons que 2 douches… 
Les relations sont tendues au début puisqu’ils sont déçus de ne pas avoir des logements plus commodes et aussi précaires mais à force de sourires et de bienveillance, on commence à bien s’aimer. Il y a toujours des mal entendus du fait de la langue et des exigences de chacun. J’ai toujours aimé la précarité et la simplicité de Taizé ce qui fait que j’ai parfois du mal à comprendre ceux qui attendent des conditions meilleures. 

Les jours se suivent sans se ressembler. Même si le rythme est toujours le même, tout revêt un visage différent à chaque instant : les rencontres, les sorties, les ballades, les bières, les sourires, les danses, les chants et bien entendu les prières…

On essaye de se retrouver de temps en temps entre volontaires de Lyon mais il faut aussi savoir se laisser porter par les inattendus de ces Rencontres.

C’est ainsi que lors d’un repas, une italienne à côté de moi commence à jouer du violon ! Laissant les boîtes de raviolis chauffés et les petits pains de côté, nous formons un cercle autour d’elle et on lance une danse traditionnelle.
La joie, la simplicité, la bienveillance, tout un univers de rencontre avec le Christ nous est offert. C’est épuisant parce que ce n’est jamais facile de rencontrer et de s’ouvrir mais c’est ainsi que l’on vit dans le monde de Taizé. Le Christ est là dans l’autre, dans la prière, dans le travail, et toujours il nous dit : laisse moi entrer. 

La fête des nations, le 31 au soir, après avoir contemplé les feux improvisés qui foisonnent de partout dans la ville, nous retrouvons tous les jeunes accueillis dans la paroisse : nos occupants de l’école et ceux qui sont en famille. Je me retrouve à organiser la soirée pour que chaque nationalité présente une chanson, une danse ou un jeu de son pays. Italien, Polonais, Ukrainiens, Slovènes, Allemand et nous deux Français ! 

Le lendemain, les "aux-revoir" sont durs. Des pizzas nous sont livrées par la paroisse qui tient à nous accueillir même sans famille ! Malgré les difficultés et les exigences d’une vie commune, de très belles relations se sont nouées en seulement 4 jours.
Après avoir rangé au mieux, nous rejoignons nos compagnons lyonnais pour repartir dans notre contrée française… Les regards sont pleins d’une joie profonde et tranquille. On se prend dans les bras pour une nouvelle année et on croit en une année plus belle même si l’on sait que ce sera la même ! L’espérance est là, et elle nous portera pour bien plus qu’une année… 

C’est ça le miracle de cette nouvelle année : espérance, joie et simplicité.
 
 
 

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